Système de projection des professions au Canada (SPPC)

Perspectives industrielles (2019-2028)

Les projections actuelles du SPPC ont été complétées en 2019, bien avant la pandémie de COVID-19 de 2020 qui a entraîné des perturbations exceptionnelles et soudaines de l'économie et du marché du travail, au Canada comme à l'étranger. Toutefois, les projections du SPPC se concentrent sur les tendances à long terme du marché du travail par industrie et profession, et non sur les développements à court terme. Pour l’instant, nous nous attendons à ce que ces tendances à long terme ne soient pas affectées de façon marquée par la pandémie de COVID-19, les répercussions de celle-ci étant généralement présumées temporaires.

Les changements projetés dans les sources de croissance extérieures et intérieures de la demande agrégée viendront modifier le rythme de croissance de la production industrielle et de l’emploi au cours de la période 2019-2028. Veuillez consulter les Perspectives macroéconomique (2019-2028) pour plus d’information.

Tendances historiques et projetées dans le PIB réel, l’emploi et la productivité par grand secteur

La figure 1 présente la croissance du PIB réel par grand secteur pour les périodes 2009-2018 et 2019-2028. Elle montre que sur la période 2019-2028, la croissance du PIB réel devrait ralentir dans le secteur primaire et la construction, accélérer dans le secteur manufacturier et demeurer inchangée dans les services, entraînant une croissance similaire du PIB total par rapport à la période 2009-2018.

Figure 1 : Croissance du PIB réel par grand secteur

Diagramme à bandes qui montre le pourcentage de la croissance annuelle moyenne du produit intérieur brute pour les périodes 2009-2018 et 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la figure 1 : Croissance du PIB réel par grand secteur

On projette que la croissance annuelle moyenne du PIB réel total sur la période 2019-2028 sera similaire à celle de la période 2009-2018, car la croissance de la production devrait ralentir dans les secteurs primaire et de la construction, accélérer dans le secteur manufacturier et demeurer essentiellement inchangée dans le secteur des services.

Dans le secteur primaire, le ralentissement projeté dans la croissance de la production est principalement attribuable à la faible croissance anticipée dans l’extraction de pétrole et de gaz, puisque les incertitudes concernant l’évolution future des prix du pétrole viendront limiter les investissements des producteurs pétroliers. La croissance anémique de la production forestière, causée principalement par le ralentissement graduel de l’investissement résidentiel en Amérique du Nord, représente un facteur supplémentaire qui viendra restreindre la croissance du PIB réel dans le secteur primaire. La croissance de la production minière devrait également ralentir légèrement par rapport aux dix années précédentes.

L’accélération projetée dans la croissance du PIB manufacturier reflète essentiellement le fait que ce secteur a été gravement touché par la récession mondiale de 2008-2009. La production canadienne de produits manufacturés a plongé de 13 % en 2009, avant d’augmenter à un taux annuel moyen de 2,1 % de 2010 à 2018. Ceci est venu limiter la croissance pour l’ensemble de la période 2009-2018 à 0,5 % par année, alors qu’on projette qu’elle sera de 1,5 % en moyenne sur la période 2019-2028. Le nouvel Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) représente un développement positif pour les manufacturiers canadiens, réduisant les incertitudes en matière de commerce et d’investissement. La valeur relativement faible du dollar canadien et un accès élargi au marché européen grâce à l’Accord économique et commercial global (AECG) devraient également contribuer à supporter la croissance des exportations canadiennes de produits manufacturés sur la période de projection.

La croissance de la production dans le secteur de la construction devrait faiblir par rapport aux dix dernières années, en raison du ralentissement anticipé dans l’investissement résidentiel et non résidentiel. On s’attend à ce que le déclin graduel du taux de formation des ménages et une éventuelle hausse des taux d’intérêt hypothécaires viennent freiner l’investissement dans le logement neuf, alors que les dépenses de rénovation et les coûts de transfert de propriété devraient croître à un rythme plus modéré en raison d'un marché de la revente moins dynamique. Le ralentissement anticipé dans la croissance de l’investissement non résidentiel reflète principalement la faiblesse des investissements dans les ouvrages de génie reliés au secteur des ressources. En revanche, la croissance des investissements dans la construction de bâtiments commerciaux, industriels et institutionnels devrait accélérer.

Dans le secteur des services, on anticipe que la production augmentera au même rythme qu’au cours des dix dernières années. La croissance devrait être largement stimulée par les services aux entreprises et les soins de santé, et par le fait que le vieillissement de la population viendra augmenter la proportion des services et diminuer celle des biens dans les dépenses de consommation.

La figure 2 présente la croissance de l’emploi par grand secteur pour les périodes 2009-2018 et 2019-2028. Elle montre que la croissance de l’emploi au Canada devrait être similaire à celle observée sur la période 2009-2018, puisqu’un modeste rebond de l’emploi dans les secteurs primaire et manufacturier devrait être accompagné par une plus faible création d’emplois dans la construction et les services.

Figure 2 : Croissance de l’emploi par grand secteur

Diagramme à bandes qui montre le pourcentage de la croissance annuelle moyenne de l'emploi par grand secteur pour les périodes 2009-2018 et 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la figure 2 : Croissance de l’emploi par grand secteur

Sur la période 2019-2028, l’emploi devrait se stabiliser dans le secteur primaire, rebondir légèrement dans le secteur manufacturier, et continuer de croître dans la construction et les services, mais à un rythme plus lent que sur la période 2009-2018. Ainsi, le taux de croissance de l’emploi total devrait se situer à 0,9 % par année en moyenne, soit un taux similaire à la décennie précédente.

Après avoir diminué à un taux moyen de 0,8 % par année au cours de la période 2009-2018, l’emploi dans le secteur primaire devrait se stabiliser sur la période de projection, en dépit du ralentissement anticipé dans la croissance de la production. Cette situation reflète une augmentation nettement plus faible de la productivité dans l’extraction de pétrole et de gaz (voir le graphique suivant pour plus de détails). Suite à des licenciements massifs découlant de la chute des prix du pétrole brut, l’emploi dans les activités de soutien liées à l’extraction minière, pétrolière et gazière devrait également connaître une légère reprise grâce à un modeste redressement de la production. Par ailleurs, l’emploi devrait diminuer moins sévèrement dans l’agriculture, la pêche et la foresterie. Ainsi, la création nette d’emplois pour l’ensemble du secteur primaire devrait être marginale, se chiffrant à 0,1 % par année en moyenne.

L’emploi dans le secteur manufacturier a reculé sévèrement de 2004 à 2010 et est demeuré relativement stable par la suite, ce qui s’est traduit par une baisse moyenne de 1,1 % par année sur la période 2009-2018. Bien que l’accélération projetée dans la croissance de la production se traduira par une léger rebond du nombre de travailleurs, la création d’emplois dans ce secteur continuera d’être contrainte par l’automatisation et la nécessité d’améliorer la compétitivité sur les marchés extérieurs et intérieurs en raison de l’intensification de la concurrence internationale, notamment celle de la Chine. L’emploi manufacturier devrait progresser à un taux annuel moyen de 0,4 % sur la période 2019-2028, demeurant largement inférieur à son sommet historique de 2004.

L’emploi dans le secteur de la construction a augmenté fermement au cours de la période 2009-2018, progressant à un rythme moyen de 1,6 % par année. Toutefois, la hausse de l’emploi dans ce secteur devrait ralentir considérablement sur la période de projection, se situant à 0,5 % par année en moyenne, en raison d’une croissance plus lente de la production et d’une croissance plus rapide de la productivité.

La progression de l’emploi devrait également ralentir dans le secteur des services, malgré une croissance de la production similaire aux dix années précédentes. Cette situation reflète la nécessité d’améliorer les gains de productivité en réponse au ralentissement anticipé dans la croissance de la population active. En effet, en raison du resserrement graduel du marché du travail, les employeurs pourraient être contraints de remplacer la main-d’œuvre par du capital physique lorsque c’est possible. L’emploi dans les services devrait progresser à un taux annuel moyen de 1,0 %, comparativement à 1,2 % sur la période 2009-2018.

La figure 3 présente la croissance de la productivité par grand secteur pour les périodes 2009-2018 et 2019-2028. Elle montre que bien que la productivité continuera de croître avec les améliorations technologiques, la croissance devrait ralentir dans les secteurs primaire et manufacturier et accélérer dans la construction et les services, entraînant une croissance similaire de la productivité pour l’ensemble de l’économie.

Figure 3 : Croissance de la productivité par grand secteur*

Diagramme à bandes qui montre le pourcentage de la croissance annuelle moyenne de la productivité par grands secteurs pour les périodes 2009-2018 et 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.
* Note: Dans ce document, le terme productivité fait toujours référence à la productivité du travail.

Version texte de la figure 3 : Croissance de la productivité par grand secteur

Selon la projection, la productivité de l’ensemble de l'économie augmentera à un rythme similaire à celui des dix dernières années, puisqu’une croissance plus rapide de la productivité dans la construction et les services sera accompagnée par une croissance plus lente de la productivité dans les secteurs primaire et manufacturier. Bien que la productivité sera principalement soutenue par le redressement considérable des investissements en machines et équipements (tel que décrit dans les perspectives macroéconomiques), on ne s’attend pas à des gains excessifs en matière de productivité. Le niveau actuel des investissements en machines et équipements demeure inférieur aux niveaux observés avant la récession de 2008-2009 et il faudra du temps pour que ces investissements se traduisent par une plus forte croissance de la productivité. Aussi, l’adoption de nouvelles applications technologiques nécessite généralement une période d’adaptation avant de se traduire par une plus grande efficacité opérationnelle.

Le ralentissement considérable de la croissance de la productivité anticipé dans le secteur primaire reflète principalement la faiblesse des investissements dans l’industrie du pétrole et du gaz (en raison des incertitudes concernant l’évolution future des prix du pétrole brut) ainsi que la transition de cette industrie vers des méthodes de production non conventionnelles (les sables bitumineux sont plus intensifs en main-d’œuvre). Cela dit, le secteur primaire devrait continuer à afficher la plus forte croissance de la productivité au sein de l’économie, grâce à l’utilisation grandissante de nouvelles technologies dans l’agriculture, la foresterie et les mines.

Le ralentissement anticipé dans la croissance de la productivité du secteur manufacturier s’explique par le fait qu’une grande partie des techniques de production a déjà été automatisée au cours des dernières décennies, réduisant la marge de manœuvre pour augmenter davantage la productivité. Néanmoins, la croissance de la productivité devrait demeurer robuste, stimulée par des développements supplémentaires dans la robotique, l’impression 3D et les applications de réalité augmentée.

L’accélération projetée dans la croissance de la productivité du secteur de la construction devrait en grande partie provenir de la composante résidentielle. En effet, en raison du vieillissement de la population, le nombre de mises en chantier associées aux maisons unifamiliales diminuera au profit d’habitations à logements multiples (appartements et copropriétés). Puisque les habitations à logement multiples requièrent davantage de machinerie et moins de main-d’œuvre par unité de production, la productivité devrait croître à un rythme plus rapide dans la construction.

Pour le secteur des services, la légère accélération anticipée dans la croissance de la productivité s’explique par la rapidité des progrès dans les technologies numériques et cognitives, comme les applications mobiles, les systèmes intelligents, l’apprentissage machine, l’intelligence artificielle, et les transports autonomes. Ces technologies devraient venir améliorer la productivité et augmenter le nombre de tâches susceptibles d’être automatisées dans un large éventail de professions, y compris les emplois où l’humain occupe un rôle prépondérant et ceux exigeant un niveau élevé de scolarité.

La figure 4 présente la décomposition de la croissance du PIB réel en termes d’emploi et de productivité par grand secteur sur la période de projection. Elle montre que selon la projection, la productivité contribuera à la majeure partie de la croissance du PIB dans les secteurs primaire et manufacturier et à environ la moitié de la croissance du PIB dans les secteurs de la construction et des services, ainsi que pour l’ensemble de l’économie.

Figure 4 : Décomposition de la croissance du PIB réel par grand secteur, Projection 2019-2028

Diagramme à bandes qui montre la décomposition de la croissance réel du PIB par grands secteurs pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.
* Note : Dans ce document, le terme productivité fait toujours référence à la productivité du travail.

Version texte de la figure 4 : Décomposition de la croissance du PIB réel par grand secteur, Projection 2019-2028

La croissance de la productivité devrait représenter 97 % de la croissance du PIB réel dans le secteur primaire sur la période 2019-2028, comparativement à 74 % dans le secteur manufacturier, 56 % dans le secteur de la construction et 45 % dans le secteur des services. Pour l’ensemble de l’économie, ce ratio devrait atteindre 47 %.

L’importance de la productivité dans la croissance de la production des secteurs primaire et manufacturier s’explique par le fait que ces deux secteurs sont généralement plus intensifs en capital physique et fortement exposés à la concurrence internationale et à la mondialisation. La productivité permet aux entreprises de réduire leurs coûts de production et d’améliorer leur compétitivité sur les marchés extérieurs et intérieurs.

En revanche, la croissance de la production dans les secteurs de la construction et des services est moins tributaire de la productivité puisque ces deux secteurs sont généralement plus intensifs en main-d’œuvre. Ils sont également davantage orientés vers le marché intérieur et moins exposés à la concurrence internationale et à la pénétration des importations.

La figure 5 présente la répartition du PIB réel et de l’emploi par grand secteur. Elle montre que la transformation de la structure industrielle de l’économie canadienne se poursuivra au cours de la période 2019-2028, mais à un rythme plus lent que par le passé.

Figure 5 : Répartition du PIB réel et de l’emploi par grand secteur

Ce graphique montre la répartition (en pourcentage du total) du PIB réel et de l'emploi par grand secteur pour la période 1998 à 2028. Les données sont présentées dans la table à la suite de ce graphique.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC. Zone ombragée = projections

Version texte de la figure 5 : Répartition du PIB réel et de l’emploi par grand secteur

En termes de production et d’emploi, l’importance relative du secteur des services devrait augmenter marginalement grâce à des taux de croissance dans le PIB réel et l’emploi légèrement supérieurs à ceux de l’ensemble de l’économie. D’ici 2028, on anticipe que ce secteur représentera 73 % du PIB réel au Canada et 81 % de l’ensemble des emplois.

Les trois autres secteurs (primaire, construction et manufacturier) représenteraient alors 27 % de la production totale et 19 % de l’ensemble des emplois d’ici la fin de la période de projection.

L’importance relative des secteurs primaire et de la construction devrait diminuer marginalement, à la fois en termes de production et d’emploi.

L’importance relative du secteur manufacturier dans la production et l’emploi devrait continuer à diminuer, mais à un rythme beaucoup plus lent que celui des dix années précédentes. Ce ralentissement de tendance est attribuable à l’accélération projetée dans la croissance de la production manufacturière et à un léger rebond dans le nombre de travailleurs manufacturiers.

Le tableau 1 présente le niveau d'emploi (en milliers) et sa répartition par grand secteur en 1998, 2008, 2018 et 2028. Il montre que la répartition de l’emploi continuera à se déplacer légèrement vers le secteur des services, qui devrait représenter 92 % de la création totale d’emplois entre 2018 et 2028.

Tableau 1 : Emploi par grand secteur
(en milliers, part de l’emploi total entre parenthèses)
  1998 2008 2018

2028

(Projection)

Variation

2018-2028


Primaire

713,9

(5,1 %)

671,5

(3,9 %)

618,3

(3,3 %)

621,4

(3,0 %)

+3,1

(0,2 %)


Manufacturier

2 103,3

(15,0 %)

1 927,2

(11,3 %)

1 728,4

(9,3 %)

1 797,0

(8,8 %)

+68,6

(3,9 %)


Construction

736,0

(5,2 %)

1 232,4

(7,2 %)

1 438,9

(7,7 %)

1 508,8

(7,4 %)

+69,9

(4,0 %)


Services

10 494,0

(74,7 %)

13 176,2

(77,5 %)

14 871,9

(79,7 %)

16 474,1

(80,8 %)

+1 602,2

(91,9 %)


Total

14 047,0

(100,0 %)

17 007,2

(100,0 %)

18 657,5

(100,0 %)

20 401,3

(100,0 %)

+1 743,8

(100,0 %)

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Plus précisement, le tableau 1 montre que:

Le tableau 2 présente les trois plus grandes et trois plus petites industries en termes d’emploi pour les années 2008, 2018 et 2028. Ce tableau montre que la répartition de l’emploi parmi les 42 industries visées par le SPPC ne devrait changer que marginalement entre 2018 et 2028.

Tableau 2 : Emploi dans les trois plus grandes et trois plus petites industries

Tableau qui présente l'emploi dans les trois plus grandes et trois plus petites industries en 2008, 2018 et 2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte du Tableau 2 : Emploi (en milliers, part de l’emploi entre parenthèses) dans les trois plus grandes et trois plus petites industries

Selon la projection, les trois plus grands employeurs demeureront les mêmes, mais les première et deuxième positions seront inversées. Les soins de santé devraient devenir le plus grand employeur avec près de 2,4 millions de travailleurs d’ici 2028, surpassant le commerce de détail par 134 000 travailleurs. La construction devrait se maintenir en troisième position avec 1,5 million de travailleurs. Avec un total de 6,1 millions de travailleurs d’ici la fin de la période de projection, ces trois industries devraient représenter 30 % de l’ensemble des emplois.

Selon la projection, les trois industries employant le plus petit nombre de travailleurs demeureront inchangées : pêche, chasse et piégeage; foresterie et exploitation forestière; et fabrication du papier. D’ici 2028, ces trois industries devraient représenter seulement 0,6 % de l’emploi total, incluant 52 000 travailleurs dans la fabrication du papier, 50 000 dans la foresterie et l’exploitation forestière, et 13 000 dans la pêche, la chasse et le piégeage.

Projections du PIB réel, de l’emploi et de la productivité dans les industries primaires, manufacturières et de services

La figure 6 présente la croissance du PIB réel et de l’emploi parmi les industries du secteur primaire sur la période de projection. Elle montre que l’extraction de pétrole et de gaz devrait afficher une croissance supérieure à la moyenne dans le PIB et l’emploi. La production croîtra modestement dans les mines et activités de soutien, tandis que l’emploi continuera de reculer dans l’agriculture, la foresterie et la pêche.

Figure 6 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: industries primaires, Projection 2019-2028

Nuage de points qui montre le pourcentage de la croissance annuelle moyenne du PIB réel et de l’emploi pour les industries primaires entre 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 6 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: industries primaires, Projection 2019-2028

Malgré un ralentissement considérable de la croissance de la production par rapport aux dix dernières années, l’extraction de pétrole et de gaz devrait enregistrer parmi les plus forts taux de croissance du PIB réel et de l’emploi dans le secteur primaire sur la période 2019-2028. La hausse de la production proviendra principalement des sables bitumineux et de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) destinée aux marchés étrangers, surtout à partir de la deuxième moitié de la période de projection. Toutefois, à court et moyen terme, le ralentissement anticipé dans la croissance économique mondiale, la montée de la production du gaz et pétrole de schiste aux États-Unis, et les contraintes de transport associées à la trop faible capacité des pipelines continueront de peser sur les prix, les investissements et la production dans l’industrie. Des nouveaux gains de productivité devraient également venir restreindre la croissance de l’emploi.

Après avoir été sévèrement touchés par la chute des investissements dans le secteur énergétique ces dernières années suite à l’effondrement des prix du pétrole brut, la production et l’emploi dans les activités de soutien à l’extraction minière, pétrolière et gazière devraient se stabiliser et enregistrer une croissance plutôt modeste au cours de la prochaine décennie, principalement en raison de perspectives peu encourageantes concernant les prix du pétrole brut et les investissements dans les sables bitumineux. Les récentes hausses des prix des métaux, tels que l’or et le cuivre, et l’augmentation de la demande mondiale pour les fertilisants, comme la potasse, devraient également entraîner une croissance modérée de l’activité minière. On projette que la croissance de l’emploi dans les activités de soutien et l’extraction minière sera similaire à celle de l’extraction de pétrole et de gaz.

La croissance anémique de la production anticipée dans les industries de la pêche et de la foresterie devrait être accompagnée par des baisses d’emploi supplémentaires. La croissance de l’industrie forestière sera contrainte par le ralentissement graduel de l’investissement résidentiel en Amérique du Nord, la réduction de l’offre de bois marchand et les difficultés de l’industrie de la fabrication du papier. Dans l’industrie de la pêche, les contraintes exercées sur l’offre, découlant de différents quotas et moratoires visant plusieurs espèces de poissons, sont les principaux facteurs qui viendront restreindre la production. Les baisses d’emplois anticipées dans les industries de la foresterie et de la pêche reflètent des gains de productivité supplémentaires et les difficultés à attirer de nouveaux travailleurs en raison de l’exode des jeunes des communautés rurales et côtières.

On projette que l’emploi continuera aussi à diminuer dans l’industrie agricole, bien que la croissance de la production devrait surpasser la moyenne de l’ensemble du secteur primaire, stimulée principalement par la demande liée à la consommation alimentaire mondiale et par l’utilisation accrue de biocarburants. Les difficultés à attirer des travailleurs canadiens en raison de la nature saisonnière de l’industrie, son emplacement rural, la faiblesse des salaires et de longues heures de travail ont entraîné une plus grande utilisation de travailleurs étrangers temporaires dans les activités agricoles.

La figure 7 présente la décomposition de la croissance du PIB réel en termes d’emploi et de productivité pour les industries primaires sur la période de projection. Elle montre que la productivité devrait contribuer à la totalité ou à la majeure partie de la croissance du PIB dans l’agriculture, la foresterie, la pêche, et l’extraction de pétrole et de gaz. Inversement, l’emploi devrait être la principale source de croissance du PIB dans les mines et les activités de soutien.

Figure 7 : Décomposition de la croissance du PIB réel: industries primaires, Projection 2019-2028

Diagramme à bandes qui présente la décomposition de la croissance du PIB réel des industries primaires pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.
* Note: Le terme productivité fait référence à la productivité du travail.

Version texte de la Figure 7 : Décomposition de la croissance du PIB réel: industries primaires, Projection 2019-2028

La croissance de la productivité devrait représenter la totalité de la croissance du PIB dans l’agriculture sur la période 2019-2028. Dans la foresterie et la pêche, la baisse de l’emploi devrait être accompagnée et contrebalancée par une hausse équivalente de la productivité, permettant à ces deux industries de maintenir leur niveau de production relativement constant de 2019 à 2028 (croissance anémique ou légèrement négative du PIB réel).

Dans les industrie de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche, une plus grande consolidation, mécanisation et informatisation des opérations viendra augmenter la productivité. Parmi les innovations technologiques, mentionnons l’utilisation de drones pour la surveillance des cultures et du territoire; de tracteurs autonomes guidés par des dispositifs de géo-positionnement par satellite; de systèmes automatisés pour la lutte contre les parasites; d’appareils utilisant de grands volumes de données pour optimiser l’ensemencement et la fertilisation; de trayeuses à apprentissage automatique pour les vaches laitières; de capteurs biométriques pour examiner les animaux; de systèmes de levier nautique et hydraulique; de navires hautement technologiques; et d’équipement sophistiqué de détection des poissons au moyen de méthodes assistées par ordinateur. Le développement de nouveaux produits dérivés du bois, tels que les biocarburants, les produits biochimiques et les bio-polymères, devrait également accroître la valeur ajoutée et augmenter la productivité dans l’industrie forestière.

La croissance de la productivité devrait représenter la majeure partie de la croissance du PIB dans l’extraction de pétrole et de gaz, puisque la capacité de production dans les sables bitumineux augmentera tout en devenant moins intensive en main-d’œuvre. Les innovations technologiques ont grandement contribué à accroître la productivité dans cette industrie en raison des progrès remarquables réalisés dans les techniques de fracturation hydraulique et de forage à direction horizontale; les techniques d’arpentage par GPS; la cartographie à trois dimensions; les technologies aéroportées; l’équipement télécommandé; les systèmes de chargement et de transport automatisés; la robotique de pointe; et la cartographie et l’imagerie sismique. Selon Suncor, les coûts d’opération de l’entreprise par baril de pétrole ont diminué d'environ 20 % entre 2012 et 2018 (Suncor, Report to Shareholders for the Fourth Quarter of 2018).

La productivité devrait augmenter modestement dans l’extraction minière et diminuer dans les activités de soutien. Par conséquent, l’emploi devrait être la principale source de croissance du PIB dans l’extraction minière et la seule source de croissance du PIB dans les activités de soutien. La contribution marginale ou négative de la productivité à la croissance de la production reflète le fait que, ces dernières années, la croissance du PIB a souvent été similaire ou inférieure à la croissance de l’emploi dans l’extraction minière et les activités de soutien. Cette tendance devrait se poursuivre au cours de la période de projection.

Le tableau 3 présente la variation projetée dans l’emploi des industries du secteur primaire entre 2018 et 2028. Il montre que selon la projection, les trois industries liées à l’extraction minière, pétrolière et gazière représenteront la totalité de la création nette d’emplois dans le secteur primaire.

Tableau 3 : Variation projetée dans l’emploi : industries primaires (en milliers)
Rang Industrie Emploi
en 2018
Emploi
en 2028
Croissance
annuelle
moyenne
Variation
cumulative
1 Activités de soutien mines/pétrole/gaz 91,7 97,0 +0,6 % +5,3
2 Extraction minière 88,5 93,6 +0,6 % +5,1
3 Extraction de pétrole et gaz 92,0 97,0 +0,5 % +5,0
4 Forestrie et exploitation forestière 51,9 50,4 -0,3 % -1,5
5 Pêche, chasse et piégeage 16,4 12,6 -2,6 % -3,8
6 Agriculture 277,7 270,7 -0,3 % -7,0
  TOTAL - SECTEUR PRIMAIRE 618,3 621,4 +0,1 % +3,1

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Dans le secteur primaire, les gains d’emploi dans les industries liées à l’extraction minière, pétrolière et gazière devraient être largement contrebalancés par des pertes supplémentaires dans les industries de la foresterie, de la pêche et de l’agriculture, ce qui se traduira par la création nette de seulement 3 100 emplois entre 2018 et 2028.

Les activités de soutien à l’extraction minière, pétrolière et gazière devraient enregistrer les gains d’emploi les plus élevés (+5 300), suivies de près par l’extraction minière (+5,100) et l’extraction de pétrole et de gaz (+5 000).

L’emploi dans les activités de soutien à l’extraction minière, pétrolière et gazière devrait toutefois demeurer bien en deçà de son sommet historique de 126,000 travailleurs enregistré en 2013 (c.-à-d. avant l’effondrement des prix du pétrole de 2014-2015).

L’agriculture devrait enregistrer la plus forte baisse de l’emploi (-7 000), suivie par la pêche (-3 800) et la foresterie (-1 500).

La figure 8 présente la croissance du PIB réel et de l’emploi parmi les industries manufacturières sur la période de projection. Elle montre que la fabrication de produits métalliques et de machines devrait enregistrer la plus forte croissance du PIB et de l’emploi sur la période 2019-2028, suivie par la fabrication de matériel aérospatial, ferroviaire et maritime.

Figure 8 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: industries manufacturières, Projection 2019-2028

Nuage de points qui montre le pourcentage de la croissance annuelle moyenne du PIB réel et de l’emploi pour les industries manufacturières pour la période 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 8 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: industries manufacturières, Projection 2019-2028

La plupart des industries manufacturières canadiennes dépendent des exportations et sont exposées à la concurrence internationale. Par conséquent, la conjoncture économique mondiale et américaine, les taux de change, les accords commerciaux, la pénétration des importations et la mondialisation influencent fortement ces industries.

On projette que la fabrication de produits métalliques et de machines affichera la plus forte croissance du PIB réel et de l’emploi sur la période 2019-2028, principalement grâce au redressement considérable des investissements en machines et équipements (M&E) anticipé au Canada, ainsi qu’à des perspectives positives en matière d’exportations.

La fabrication de matériel aérospatial, ferroviaire et maritime devrait également afficher une solide croissance en termes de production et d’emploi. Cette industrie bénéficiera de la forte demande mondiale pour les avions commerciaux et d’affaires, notamment en provenance des marchés émergents. L’augmentation de la congestion routière et des préoccupations environnementales devraient en outre contribuer à soutenir la demande mondiale pour les systèmes de transport en commun et ferroviaires.

Les métaux de première transformation et les produits minéraux (comme la brique, le verre, le fer et l’acier), les produits en plastique et en caoutchouc, et les produits chimiques devraient tous afficher une croissance du PIB et de l’emploi supérieure à la moyenne, en partie stimulée par l’accélération anticipée dans l’activité manufacturière et la construction de bâtiments commerciaux, industriels et institutionnels au Canada, ainsi que par des perspectives positives en matière d’exportations.

La fabrication du papier et les activités d’impression devraient afficher la plus faible croissance de la production et de l’emploi, puisque l’utilisation grandissante des médias électroniques continuera de restreindre la demande pour le papier et les documents imprimés. On anticipe des pertes d’emplois additionnelles dans ces deux industries.

La croissance de la production et de l’emploi dans les textiles, vêtements, cuir et meubles pourrait être contrainte par l’intensification de la concurrence étrangère et le déplacement de la production vers des producteurs à faibles coûts, alors que la croissance dans les produits en bois devrait être contrainte par le ralentissement anticipé dans l’investissement résidentiel en Amérique du Nord.

Dans les produits informatiques et électroniques, la croissance de la production et de l’emploi devrait largement provenir de la demande accrue pour des appareils de contrôle, de navigation et de mesure hautement sophistiqués.

On projette une croissance plutôt modeste de la production et de l’emploi pour les véhicules automobiles, remorques et pièces, en partie attribuable à un ralentissement dans les ventes de véhicules au Canada et aux États-Unis par rapport à la dernière décennie.

Dans les aliments et boissons, la hausse de la demande extérieure devrait en partie compenser pour la faiblesse de la demande intérieure découlant de facteurs démographiques.

La figure 9 présente la décomposition de la croissance du PIB réel en termes d’emploi et de productivité pour les industries manufacturières sur la période de projection. Elle montre que la productivité devrait contribuer à la totalité de la croissance du PIB dans quatre industries manufacturières (sur 13) et à la majeure partie de la croissance du PIB dans toutes les autres industries manufacturières, limitant de façon significative la création d’emplois dans ce secteur.

Figure 9 : Décomposition de la croissance du PIB réel: industries manufacturières, Projection 2019-2028

Diagramme à bandes qui présente la décomposition de la croissance du PIB réel des industries manufacturières pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.
* Note: Le terme productivité fait référence à la productivité du travail.

Version texte de la Figure 9 : Décomposition de la croissance du PIB réel: industries manufacturières, Projection 2019-2028

La productivité devrait représenter la totalité ou la majeure partie de la croissance du PIB dans toutes les industries manufacturières sur la période 2019-2028. Ceci reflète le fait que l’emploi dans ces industries est largement composé de tâches routinières qui sont de plus en plus susceptibles d’être automatisées suite au développement de nouvelles applications technologiques. La forte croissance anticipée dans les investissements en machines et équipements (M&E) viendra accroître la quantité de capital physique et de technologie disponible par travailleur, augmentant ainsi la productivité.

Voici quelques-unes des technologies les plus novatrices qui devraient transformer les opérations manufacturières et améliorer la productivité au cours de la période de projection:

Le tableau 4 présente la variation projetée dans l’emploi des industries manufacturières entre 2018 et 2028. Il montre que selon la projection, la fabrication de produits métalliques et machines ainsi que les produits alimentaires et boissons représenteront 61 % de la création nette d’emplois dans le secteur manufacturier.

Tableau 4 : Variation projetée dans l’emploi: industries manufacturières (en milliers)
Rang Industrie Emploi
en 2018
Emploi
en 2028
Croissance
annuelle
moyenne
Variation
cumulative
1 Fabrication de produits métalliques et de machines 269,7 296,9 +1,0 % +27,2
2 Produits alimentaires et boissons 299,0 313,3 +0,5 % +14,4
3 Activités diverses de fabrication 116,7 125,0 +0,7 % +8,3
4 Transformation des métaux et produits minéraux 125,0 132,7 +0,6 % +7,7
5 Produits chimiques 102,8 110,1 +0,7 % +7,3
6 Matériel aérospatial, ferroviaire, maritime et autre 84,7 91,5 +0,8 % +6,8
7 Produits en plastique et en caoutchouc 98,6 104,8 +0,6 % +6,2
8 Vehicules automobiles, remorques et pièces 163,8 168,5 +0,3 % +4,7
9 Produits informatiques, électroniques et électriques 111,2 114,4 +0,3 % +3,2
10 Textiles, vêtements, cuirs et meubles 128,6 128,8 0,0 % +0,2
11 Fabrication de produits en bois 106,4 102,6 -0,4 % -3,9
12 Impression et activités connexes 61,6 55,9 -1,0 % -5,8
13 Fabrication du papier 60,1 52,5 -1,4 % -7,7
  TOTAL - SECTEUR MANUFACTURIER 1 728,4 1 797,1 +0,4 % +68,7

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Parmi les treize industries manufacturières, l’emploi devrait augmenter dans dix industries et diminuer dans trois industries, ce qui se traduira par la création nette d’environ 69 000 emplois dans l’ensemble du secteur manufacturier entre 2018 et 2028.

Les industries pour lesquelles on projette les plus importants gains d’emploi (en terme de nombre) ne sont pas nécessairement celles pour lesquelles on projette les plus forts taux de croissance (en terme de pourcentage). Ceci s’explique par le fait que le nombre d’emplois diffère considérablement d’une industrie à l’autre, certaines industries comptant un nombre de travailleurs beaucoup plus élevé que d’autres.

La fabrication de produits métalliques et de machines ainsi que les produits alimentaires et boissons devraient donc représenter 61 % de la création nette d’emplois dans le secteur manufacturier.

Le nombre total d’emplois dans ce secteur devrait toutefois demeurer bien en deçà de son sommet historique de 2,3 millions de travailleurs enregistré en 2004, accusant un déficit d’environ 500 000 emplois d’ici 2028.

La figure 10 présente la croissance du PIB réel et de l’emploi parmi les industries des services commerciaux sur la période de projection. Elle montre que la conception de systèmes informatiques devrait enregistrer la plus forte croissance du PIB et de l’emploi sur la période 2019-2028, suivie par les services juridiques, de comptabilité et d’experts-conseils.

Figure 10 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: services commerciaux, Projection 2019-2028

Nuage de points qui présente la croissance du PIB réel et de l’emploi des services commerciaux pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 10 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: services commerciaux, Projection 2019-2028

La plupart des industries canadiennes de services commerciaux sont orientées vers le marché intérieur et dépendent principalement des dépenses des consommateurs et des activités des entreprises comme principaux moteurs de la demande. L’activité touristique est également un facteur de croissance important pour certains services en particulier (transport, hébergement, restauration, spectacles).

La conception de systèmes informatiques et les services connexes devraient afficher la plus forte croissance de la production et de l’emploi sur la période 2019-2028. Cette industrie devrait bénéficier de la rapidité des innovations technologiques et de la nécessité pour les entreprises de moderniser continuellement leur infrastructure en TI afin de demeurer concurrentielles. La cybersécurité, les plateformes infonuagiques, les mégadonnées, l’Internet des objets, la mise en œuvre du réseau 5G, le développement de jeux vidéo, la réalité virtuelle et augmentée, l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine, les nouvelles technologies appliquées aux finances et assurances et les transactions en chaînes de blocs représentent de multiples opportunités de croissance.

Les services juridiques, de comptabilité et d’experts-conseils devraient également afficher une croissance supérieure à la moyenne en termes de production et d’emploi, bénéficiant du nombre grandissant d’entreprises ayant recours à la sous-traitance et de la demande accrue pour des conseils professionnels en matière de planification, logistique, fusions/acquisitions, réglementation environnementale et adoption de nouvelles technologies.

On projette que la croissance de la production sera supérieure à la moyenne dans les services d’architecture, de génie, de design et de recherche et développement (R-D), stimulée par l’accélération anticipée dans la construction de bâtiments non résidentiels et par le redressement considérable des investissements des entreprises en machines et équipement et en matière de propriété intellectuelle (incluant la R-D). La finance, les assurances et l’immobilier devraient également afficher une hausse significative de la production, quoique la croissance ralentira par rapport à la dernière décennie en raison du ralentissement anticipé dans la demande intérieure finale, particulièrement dans l’investissement résidentiel et les dépenses de consommation.

On projette que la croissance de l’emploi sera supérieure à la moyenne dans la gestion, l’administration et autres services de soutien; les arts, spectacles et loisirs; les services de restauration; et le transport aérien, ferroviaire et maritime puisque ces industries sont plus intensives en main-d’œuvre que la majorité des autres services commerciaux.

Les autres industries devraient afficher une croissance de la production et de l’emploi inférieure à la moyenne. On projette que les services postaux, de messageries et d’entreposage enregistreront la plus faible croissance de la production et parmi la plus faible croissance de l’emploi, puisque cette industrie continuera d’être affectée par l’utilisation grandissante des courriels, de la facturation électronique et de la publicité en ligne. Toutefois, la demande accrue pour la livraison de colis et les services d’entreposage découlant d’une plus grande adoption du commerce électronique de la part des consommateurs et des entreprises continuera à soutenir cette industrie.

La figure 11 présente la décomposition de la croissance du PIB réel en termes d’emploi et de productivité pour les industries de services commerciaux sur la période de projection. Elle montre que la productivité devrait représenter une part importante de la croissance du PIB dans plusieurs industries de services commerciaux. Ceci exclut, toutefois, les industries qui sont plus intensives en main-d’œuvre telles que les services de restauration et les arts, spectacles et loisirs.

Figure 11: Décomposition de la croissance du PIB réel: services commerciaux, Projection 2019-2028

Diagramme à bandes présente la décomposition de la croissance du PIB réel des services commerciaux pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.
* Note: Le terme productivité fait référence à la productivité du travail.

Version texte de la Figure 11: Décomposition de la croissance du PIB réel: services commerciaux, Projection 2019-2028

La croissance de la productivité devrait représenter une part importante de la croissance du PIB dans plusieurs industries de services commerciaux sur la période 2019-2028. Puisque ces industries sont les plus gros employeurs de l’économie canadienne, le ralentissement anticipé dans la croissance de la population en âge de travailler incitera les entreprises à augmenter leur productivité et à remplacer la main d’œuvre par du capital en réponse au resserrement graduel du marché du travail.

La rapidité des progrès dans les technologies numériques et cognitives devraient venir augmenter la productivité et atténuer certaines des pressions exercées par les facteurs démographiques sur le marché du travail. Les avancées dans les applications mobiles et en ligne, les systèmes intelligents, l’intelligence artificielle, l’apprentissage machine et les transports autonomes viendront augmenter le nombre de tâches susceptible d’être accomplies ou complémentées par la technologie dans un large éventail de professions reliées aux services, y compris les emplois où l’humain occupe un rôle prépondérant et ceux exigeant un niveau élevé de scolarité.

Par exemple, le commerce électronique, les services bancaires en ligne et les services d’assurance et d’habitation en ligne ont amélioré la productivité et contraint la demande de main-d’œuvre dans le commerce de détail et la finance, les assurances et les services immobiliers ces dix dernières années. Cette tendance devrait s’accentuer au cours de la période de projection grâce à l’apparition de nouvelles applications issues des technologies de pointe, comme les logiciels d’inventaire; la robotique d’entrepôt; les kiosques libre-service; le soutien automatisé à la clientèle (programmes chatbots); les étiquettes de prix intelligentes (qui peuvent être modifiées en temps réel); les systèmes de positionnement et de détection intérieurs (technologie de balises); les nouvelles technologies appliquées aux finances et assurances (fintech/insurtech); les transactions en chaînes de blocs; et les agents artificiels et virtuels.

L’émergence de plateformes numériques associées à l’économie sur demande comme Airbnb et Uber, et l’utilisation accrue de plateformes de diffusion en continu comme Netflix et Spotify, viennent également transformer la prestation de services. Ces plateformes remettent en question les modes de prestation traditionnels, notamment dans les domaines de l’hébergement, du transport et de la culture.

Un certain nombre de services commerciaux demeurent toutefois moins sensibles aux changements technologiques, particulièrement ceux qui sont fortement intensifs en main-d’œuvre. Les services de restauration de même que les arts, les spectacles et les loisirs sont caractérisés par un grand nombre d’emplois reposant sur le facteur humain et qui sont peu susceptibles d’être accomplis par la technologie. Les chefs cuisiniers, les artistes et les athlètes professionnels en sont de bons exemples.

Le tableau 5 présente la variation projetée dans l’emploi des industries de services commerciaux entre 2018 et 2028. Il montre que selon la projection, les services de restauration créeront le plus grand nombre d’emplois parmi les services commerciaux, suivis par la conception de systèmes informatiques et les FAIL.

Tableau 5 : Variation projetée dans l’emploi: services commerciaux (en milliers)
Rang Industrie Emploi
en 2018
Emploi
en 2028
Croissance
annuelle
moyenne
Variaton
cumulative
1 Services de restauration 1 045,7 1 160,7 +1,0 % +115,0
2 Conception de systèmes informatiques 409,1 515,0 +2,3 % +105,9
3 Finance, assurances, immobilier et location (FAIL) 1 173,9 1 275,9 +0,8 % +102,0
4 Services juridiques, de comptabilité et de conseils 673,6 771,4 +1,4 % +97,8
5 Commerce de détail 2 138,3 2 133,9 +0,4 % +95,6
6 Gestion, administration et autres services de soutien 777,1 870,4 +1,1 % +93,3
7 Réparation et services personnels et ménagers 802,9 862,5 +0,7 % +59,6
8 Arts, spectacles et loisirs 444,5 498,2 +1,1 % +53,7
9 Transport par camion et transp. terrestre de voyageurs 516,1 560,8 +0,8 % +44,7
10 Commerce de gros 656,3 699,0 +0,6 % +42,7
11 Architecture, génie, design, R-D scientifique 384,2 419,7 +0,9 % +35,6
12 Transport aérien, ferroviaire, maritime et pipelines 264,6 293,0 +1,0 % +28,4
13 Information, culture et télécommunications 342,4 360,8 +0,5 % +18,3
14 Services d’hébergement 189,3 201,6 +0,6 % +12,4
15 Services postaux, messageries et entreposage 210,2 219,5 +0,4 % +9,3
16 Services publics d’électricité, de gaz et d’eau 144,8 149,7 +0,3 % +4,9
  TOTAL – SERVICES COMMERCIAUX 10 172,0 11 092,3 +0,9 % +920,3

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

L’emploi devrait augmenter dans chacune des seize industries de services commerciaux entre 2018 et 2028, ce qui se traduira par la création d’environ 920 000 emplois.

Les industries pour lesquelles on projette les plus importants gains d’emploi (en terme de nombre) ne sont pas nécessairement celles pour lesquelles on projette les plus forts taux de croissance (en terme de pourcentage). Ceci s’explique par le fait que le nombre d’emplois diffère considérablement d’une industrie à l’autre, certaines industries comptant un nombre de travailleurs beaucoup plus élevé que d’autres.

Ce sont donc les services de restauration qui devraient créer le plus grand nombre d’emplois, suivis par la conception de systèmes informatiques et services connexes, et la finance, assurances, services immobiliers et de location (FAIL). À elles seules, ces trois industries représenteraient plus du tiers (35 %) du nombre total d’emplois créés dans les services commerciaux d’ici 2028.

Il convient également de souligner que le nombre d’emplois créés dans l’industrie de la conception de systèmes informatiques et services connexes, qui compte relativement peu de travailleurs, devrait être supérieur au nombre d’emplois créés dans le commerce de détail, qui compte un très grand nombre de travailleurs.

La figure 12 présente la croissance du PIB réel et de l’emploi parmi les industries des services non commerciaux sur la période de projection. Elle montre que les soins de santé devraient enregistrer la plus forte croissance du PIB et de l’emploi sur la période 2019-2028, suivis par l’assistance sociale et les écoles primaires et secondaires.

Figure 12 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: services non commerciaux, Projection 2019-2028

Nuage de points qui présente la croissance du PIB réel et de l’emploi des services non commerciaux pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 12 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: services non commerciaux, Projection 2019-2028

Les industries de services non commerciaux sont en grande partie des services gouvernementaux et parapublics. De tels services dépendent largement des finances publiques et sont fortement influencés par la démographie.

Ce sont les soins de santé qui devraient enregistrer la plus forte croissance de la production et de l’emploi sur la période 2019-2028, en raison des besoins croissants découlant du vieillissement de la population. En effet, plusieurs baby-boomers entreront dans leurs années les plus coûteuses en termes de soins de santé. L’engagement de plusieurs provinces à réduire les temps d’attente dans les salles d’urgence ainsi que pour les interventions chirurgicales et traitements spécialisés devrait également venir augmenter les dépenses gouvernementales, la production et l’emploi dans les établissements de santé. Toutefois, les pénuries de main-d’œuvre pour les professions en forte demande représentent des défis considérables.

On projette également que l’assistance sociale enregistrera une croissance supérieure à la moyenne en termes de production et d’emploi. La redressement anticipée dans la population de la petite enfance (1 à 4 ans) et une croissance plus rapide de la population chez les jeunes (5 à 17 ans) devraient entraîner une hausse de la demande pour les services de garde et les services aux familles. L’augmentation du ratio de dépendance résultant du vieillissement de la population devrait également venir stimuler la demande pour les soins aux aînés et les centres spécialisés pour personnes âgées.

La croissance de la production et de l’emploi dans les écoles primaires et secondaires proviendra principalement d’une plus forte augmentation de la population âgée de 5 à 17 ans (résultant d'une croissance additionnelle chez les 5 à 11 ans et d’un regain de croissance chez les 12 à 17 ans). En comparaison, la croissance de la production et de l’emploi devrait être nettement plus faible dans les collèges, cégeps, écoles professionnelles et universités, reflétant en grande partie l’impact négatif des facteurs démographiques. La population âgée de 18 à 24 ans stagne depuis 2013 et devrait diminuer significativement en 2019, avant de se redresser progressivement durant la période de projection. Il faudra toutefois plusieurs années avant que la population dans ce groupe d’âge récupère pleinement, ce qui viendra limiter la fréquentation des collèges et des universités. Cela dit, la demande accrue pour des travailleurs plus instruits et hautement qualifiés au sein de l’économie continuera à faire grimper les taux d’inscription dans les programmes d’études postsecondaires.

Dans l’administration publique, la croissance de la production et de l’emploi devrait être affaiblie par des contraintes budgétaire. On anticipe que le vieillissement de la population réduira l’assiette fiscale des administrations fédérale et provinciales, tout en exerçant davantage de pression sur le système de santé, limitant ainsi la capacité d’accroître les dépenses dans les programmes gouvernementaux et l’administration publique. Outre la faiblesse anticipée dans la croissance de la production, le besoin d’améliorer l’efficacité et la croissance de la productivité viendra restreindre la création d’emplois dans l’administration publique.

La figure 13 présente la décomposition de la croissance du PIB réel en termes d’emploi et de productivité pour les industries de services non commerciaux sur la période de projection. Elle montre que l’emploi devrait continuer à représenter une large part de la croissance du PIB dans tous les services non commerciaux, puisque ces activités sont généralement plus intensives en main-d’œuvre que la majorité des industries productrices de biens et de services commerciaux.

Figure 13 : Décomposition de la croissance du PIB réel: services non commerciaux, Projection 2019-2028

Diagramme à bandes qui présente la décomposition de la croissance du PIB réel des services non commerciaux pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.
* Note: Le terme productivité fait référence à la productivité du travail.

Version texte de la Figure 13 : Décomposition de la croissance du PIB réel: services non commerciaux, Projection 2019-2028

La croissance de l’emploi devrait continuer à représenter une part importante de la croissance du PIB dans tous les services non commerciaux sur la période 2019-2028, puisque ces activités sont généralement plus intensives en main-d’œuvre que la majorité des industries productrices de biens et de services commerciaux.

Les mesures de production et de productivité dans les services non commerciaux diffèrent également des autres secteurs de l’économie où les biens et les services sont échangés sur une base commerciale et dont la valeur monétaire est plus facile à établir. Par conséquent, le terme « productivité » dans les secteurs public et parapublic est souvent associé à l’amélioration de l’efficience et de l’efficacité d’une activité.

Néanmoins, la productivité (ou efficience) devrait contribuer à une part grandissante de la croissance du PIB dans la plupart des services non commerciaux. Le ralentissement anticipé dans la croissance de la population en âge de travailler, conjugué à des contraintes budgétaires, forcera les gouvernements et les établissements parapublics à améliorer leur efficacité et à mettre en œuvre de nouvelles façons d’offrir des services afin de limiter leur utilisation de la main-d’œuvre, notamment dans les soins de santé où les pénuries de main-d’œuvre devraient persister.

Parmi les nouveaux modèles de prestation de services, mentionnons la plus grande participation du secteur privé dans la prestation de soins de santé; le recours accru aux soins à domicile pour les patients en phase terminale; et la possibilité de permettre aux infirmiers et aux pharmaciens de fournir des services auparavant réservés aux médecins. La technologie joue également un rôle important dans presque tous les processus, comme l’enregistrement des patients, le suivi des données, les tests de laboratoire et les outils de soins auto-administrés. Les téléphones intelligents et les tablettes électroniques ont commencé à remplacer les systèmes conventionnels de surveillance et d’enregistrement, et les patients ont dorénavant la possibilité de recevoir une consultation complète à domicile. Les services sont de plus en plus assurés à l’extérieur des murs des hôpitaux et intégrés à des dispositifs accessibles et conviviaux.

Dans les services d’enseignement, la productivité (ou l’efficience) peut être influencée par différents facteurs comme le nombre d’élèves par enseignant, la présence de cours et d’applications d’apprentissage en ligne pour les études postsecondaires, ou l’utilisation de tablettes pédagogiques, de laboratoires virtuels, de manuels électroniques et de ressources en ligne dans les écoles primaires et secondaires.

Dans l’administration publique, ce sont essentiellement les contraintes budgétaires qui inciteront au développement et à la création de modèles plus efficaces afin d’améliorer la gestion des programmes gouvernementaux et la prestation de services publics.

Le tableau 6 présente la variation projetée dans l’emploi des industries de services non commerciaux entre 2018 et 2028. Il montre que selon la projection, les soins de santé représenteront plus des deux tiers de la création d’emplois dans les services non commerciaux, suivis de loin par l’assistance sociale et les écoles primaires et secondaires.

Tableau 6 : Variation projetée dans l’emploi: services non commerciaux (en milliers)
Rang Industrie Emploi
en 2018
Emploi
en 2028
Croissance
annuelle
moyenne
Variaton
cumulative
1 Soins de santé 1 903,8 2 368,6 +2,2 % +464,3
2 Assistance sociale 502,9 585,4 +1,5 % +82,5
3 Écoles primaires et secondaires 782,3 858,5 +0,9 % +76,2
4 Administration publique 967,0 1 006,4 +0,4 % +39,4
5 Collèges, cégeps et formation professionnelle 280,7 292,8 +0,4 % +12,1
6 Universités 262,3 270,5 +0,3 % +8,1
  TOTAL – SERVICES NON COMMERCIAUX 4 699,0 5 381,8 +1,4 % +682,8

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

On projette que l’emploi augmentera dans chacune des six industries de services non commerciaux entre 2018 et 2028, entraînant la création d’environ 683 000 emplois.

Les soins de santé devraient enregistrer le plus fort taux de croissance (+2,2 %) ainsi que les plus importants gains (+464 000) en matière d’emploi, représentant plus des deux tiers (68%) du nombre total d’emplois créés dans les services non commerciaux.

Les services d’assistance sociale et les écoles primaires et secondaires devraient se positionner aux 2e et 3e rangs, avec la création de 83 000 et 76 000 emplois respectivement.

Comparaisons des projections d’emploi entre industries

La figure 14 présente les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l’emploi sur la période 2019-2028.

Figure 14 : Industries où l’on anticipe la plus forte croissance de l’emploi, Projection 2019-2028

Diagramme à bandes présente les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l’emploi pour la période 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 14 : Industries où l’on anticipe la plus forte croissance de l’emploi, Projection 2019-2028

Les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l’emploi (supérieure ou égale à 0,9 % par année) sont également celles qui devraient afficher la plus forte croissance de la production ou qui sont caractérisées par une forte intensité de main-d’œuvre. Voici quelques-uns des principaux facteurs qui viendront soutenir la production et la création d’emplois dans ces industries :

La figure 15 présente les industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l’emploi sur la période 2019-2028.

Figure 15 : Industries où l’on anticipe une croissance modérée de l’emploi, Projection 2019-2028

Diagramme à bandes qui présente les industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l’emploi pour la période 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 15 : Industries où l’on anticipe une croissance modérée de l’emploi, Projection 2019-2028

La plupart des industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l’emploi (inférieure à 0,9 %, mais supérieure à 0,4 % par année) sont également celles qui devraient afficher une croissance modérée de la production.

Ce groupe comprend six industries manufacturières et six industries de services commerciaux. Il comprend également la construction et les trois industries reliées à l’extraction minière, pétrolière et gazière.

Outre la croissance modérée de la production, la création d’emplois dans ces industries devrait être freinée par les facteurs suivants :

La figure 16 présente les industries pour lesquelles on anticipe une faible croissance ou une diminution de l’emploi sur la période 2019-2028.

Figure 16 : Industries où l’on anticipe une faible croissance ou une diminution de l’emploi, Projection 2019-2028

Diagramme à bandes présente les industries pour lesquelles on anticipe une faible croissance ou diminution de l’emploi pour la période 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 16 : Croissance (faible ou diminution) de l’emploi par industrie, Projection 2019-2028

La plupart des industries pour lesquelles on anticipe une faible croissance ou une diminution de l’emploi (égale ou inférieure à 0,4 % par année) sont également celles qui devraient afficher la plus faible croissance de la production.

Ce groupe est composé en grande partie d’industries des secteurs manufacturier et primaire qui ont enregistré une stagnation ou une tendance baissière dans la production et/ou l’emploi depuis plusieurs années, comme les textiles, les vêtements, les meubles, l’agriculture, la foresterie, la fabrication de produits en bois, l’impression, la fabrication du papier et la pêche. Ces industries devraient faire face à des défis similaires à ceux rencontrés lors de la dernière décennie, notamment :

La croissance de la production et de l’emploi devrait également être faible dans un certain nombre d’industries de services commerciaux et non commerciaux. Les principaux facteurs qui viendront peser sur ces industries sont :

La figure 17 présente les dix industries pour lesquelles on anticipe les plus fortes augmentations de l’emploi (en milliers) sur la période 2019-2028. Elle montre que parmi les 42 industries visées par le SPPC, ces dix industries devraient représenter environ les trois quarts de la création totale d’emplois au Canada au cours de la période de projection.

Figure 17 : Industries où l’on anticipe les plus fortes augmentations de l’emploi, 2019-2028

Diagramme à bandes présente les industries avec la plus grande croissance d’emploi anticipée pour la période 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Perspectives industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 17 : Variation (la plus forte) dans l’emploi par industrie, Projection 2019-2028

La variation projetée dans le niveau d’emploi par industrie peut être décomposés en deux volets :

Cela signifie que les dix industries pour lesquelles on anticipe le plus grand nombre d’emplois créés ne sont pas nécessairement celles qui devraient afficher les plus forts taux de croissance en matière d’emploi.

Par exemple, l’industrie du commerce de détail devrait créer un nombre considérable d’emplois, malgré le faible taux de croissance anticipé en matière d’emploi (Figure 16). Ceci reflète simplement la taille importante de cette industrie par rapport aux autres industries. Les mêmes arguments s’appliquent à l’industrie de la finance, des assurances, et des services immobiliers et de location ainsi qu’à l’industrie de la construction qui devraient également afficher des gains élevés en matière d’emploi, malgré des taux de croissance modérés en matière d’emploi (Figure 15).

Analyse comparative entre les sexes

Pour plus de détails concernant la performance historique et future des 42 industries visées par le SPPC, incluant les principaux facteurs de croissance du PIB, de l’emploi et de la productivité,veuillez consulter les sommaires industriels.
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