Système de projection des professions au Canada (SPPC)

La demande de main-d'oeuvre (2015-2024)

Les projections du SPPC pour la période 2013-2022 utilisaient des données classifiées à l’aide de la Classification Nationale des Professions (CNP) de 2006.

L’exercise actuel (projection pour la période 2015-2024) utilise la CNP 2011, qui est la version la plus récente de la classification.

La CNP 2011 compte 500 professions. Toutefois, plusieurs d’entre elles sont petites en termes d’emploi (moins de 10 000 travailleurs). Pour palier à ce problème, les petites professions ont été rassemblées dans des regroupements plus grands en prenant compte des tâches spécifiques à chacune d’entre elles. En regroupant ainsi les petites professions aux tâches similaires, 292 regroupements de professions avec une taille d’emploi suffisante sont obtenus. Les professions ayant été regroupées sont identifiées par un astérisque(*).

Pour de plus amples renseignements sur les 292 regroupements professionnels utilisés par le SPPC, veuillez visiter la documentation donnant la définition des regroupements professionnels du SPPC.

Les possibilités d’emploi émanent principalement de deux sources : la demande d’expansion et la demande de remplacement.

Les possibilités d'emploi résultant de la croissance économique, la demande d'expansion (Croissance de l'emploi)

Au cours des 10 prochaines années, la croissance économique devrait générer environ 1,5 million de nouveaux emplois (soit une moyenne de 150 000 par année), ce qui représente un taux de croissance annuel moyen de 0,8 %. Cette faible croissance, lorsque comparée à la croissance des décennies précédentes, sera principalement due à une croissance plus faible de la population active (voir le document portant sur les projections macroéconomiques).

La croissance de l’emploi professionnel est affectée par les effets professionnel et industriel. D’une part, l’effet professionnel a un impact sur l’emploi principalement par l’entremise de la productivité et du niveau d’utilisation des différentes professions dans l’économie en raison, notamment, des avancées technologiques. Cet effet peut entrainer des pertes d’emploi dans certaines professions, mais également  la création de nouveaux emplois dans d’autres professions. Il est même possible que cet effet amène la formation de nouvelles professions. Par exemple, l’invention de la tractopelle et des mini excavatrices a permis de remplacer les emplois de terrassiers/terrassières, mais a aussi amené la création de la profession d’opérateur/opératrice de tractopelle.

L’effet professionnel influence les perspectives d’emploi des différentes professions. Par exemple, les avancements technologiques peuvent augmenter la capacité de production de certains travailleurs et leur permettre d’accomplir certaines tâches qu’ils ne pouvaient pas exécuter par le passé (hausse de la productivité). Dans d’autres cas, ces avancées technologiques impliquent le remplacement des travailleurs par des procédés entièrement informatisés. Pour ces professions, cela se traduirait par des pertes d’emploi ou une création d’emploi plus faible.

Par exemple, Frey et Osborne (2013) ont estimé les probabilités d’informatisation pour 702 professions aux États-Unis à partir de la Classification type des professions de 2010. La figure 1 montre les résultats obtenus à la suite de l’adaptation de cette méthodologie aux données d’emploi pour le Canada. Il présente le nombre d’emplois ayant une forte, moyenne et faible probabilité d’être informatisés, étant donné les compétences spécifiques de chacune des professions. Chaque couleur représente un niveau de compétence de la Classification nationale des professions (niveau d’éducation habituellement requis dans une profession). Ce graphique est toutefois présenté qu’à titre indicatif, car ces probabilités ne sont pas directement prises en considération dans les projections du SPPC.

Figure 1 : Répartition d’emploi par niveau de compétence et probabilité d’informatisation, 2014

Ce graphique montre la répartition de l'emploi de 2014 par niveau de compétence et probabilité d'informatisation. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : L’aire totale des courbes correspond a l’emploi total de 2014

Source : Statistiques Canada et EDSC 2015.

Version texte de la Figure 1 : Répartition d’emploi par niveau de compétence et probabilité d’informatisation, 2014

Selon ces résultats, les travailleurs dans les professions nécessitant habituellement un niveau d’éducation plus élevé sont moins à risque de voir leur emploi disparaître en raison de l’informatisation comparativement aux travailleurs dans les professions nécessitant habituellement des études secondaires ou moins. En effet, les professions nécessitant une plus faible scolarisation sont généralement des emplois impliquant des tâches de nature manuelle et routinière. Ces dernières sont plus susceptibles d’être remplacées par des procédés entièrement informatisés. À l’opposé, les professions nécessitant des études universitaires ont une plus faible probabilité d’être informatisées, car elles consistent généralement en des tâches cognitives et non routinières. Les résultats sont plus partagés en ce qui concerne les professions nécessitant une éducation collégiale. En effet, certaines de ces professions ont une faible probabilité d’être informatisées, alors que d’autres sont confrontées à une probabilité d’informatisation beaucoup plus élevée.

Dans les projections du SPPC, la prise en compte des effets professionnels est principalement prise en compte par le biais des tendances historiques de la productivité. Ainsi, l’impact de l’informatisation est indirectement considéré dans les modèles.

D’autre part, l’effet industriel influence la croissance de l’emploi par l’entremise des performances des différentes industries dans lesquelles les travailleurs sont employés. Par exemple, on s’attend à ce que la croissance de l’emploi dans les professions particulières à une industrie ayant de bonnes perspectives économiques soit stimulée par celle-ci.

La figure 2 montre la croissance de l’emploi anticipée par industrie en ordre décroissant. En principe, les professions en lien direct avec ces industries devraient bénéficier de ces perspectives favorables et ainsi connaître de fortes croissances de leur emploi. Inversement, les professions liées aux industries ayant de plus faibles perspectives économiques devraient enregistrer de plus faibles croissances de l’emploi. 

Figure 2 : Croissance projetée d'emploi par industrie, 2015-2024 (croissance annuelle moyenne, en pourcentage)

Ce graphique à barre montre la croissance projetée annuelle moyenne de l'emploi par industrie en pourcentage pour la période 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC, Scénario sectoriel 2015 du SPPC (projections)

Version texte de la Figure 2 : Croissance projetée d'emploi par industrie, 2015-2024 (croissance annuelle moyenne, en pourcentage)

Les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l’emploi (i.e. au-dessus de 0,8 % annuellement) sont principalement celles reliées aux services professionnels et techniques (incluant les services de conception de systèmes informatiques); aux soins de santé; à la fabrication de produits en bois; à la fabrication de produits métalliques et de machines; ainsi qu’au matériel de transport autre qu’automobile (aérospatial, ferroviaire, maritime). La  création d’emplois dans ces industries sera principalement stimulée par la transition continue vers une économie fondée sur le savoir, par le nombre croissant d’entreprises ayant recours à l’impartition (sous-traitance) de services professionnels pour leurs activités non essentielles, par l’augmentation des dépenses publiques en santé occasionnée par le vieillissement de la population, par la reprise de l’investissement résidentiel aux États-Unis, par une croissance plus robuste de l’investissement des entreprises en machines et matériel en Amérique du Nord, et par la hausse de la demande mondiale pour les services de transport aérien et de transport public.

Les industries qui devraient enregistrer une croissance modérée de l’emploi (i.e. entre 0,5 % et 0,8 % annuellement) sont fortement axées sur le marché intérieur, tels que les services à la consommation et à la production, les services d’enseignement et les services d’utilité publique. La croissance de la production et de l’emploi dans ces industries sera  contrainte par le ralentissement anticipé dans la croissance de la demande intérieure finale. On s’attend aussi à ce que la création d’emplois dans la plupart des industries de services soit contrainte par une croissance plus faible de l’offre de travail au niveau national, incitant les employeurs à trouver de nouvelles façons de fournir des services et/ou remplacer la main-d'œuvre par du capital physique là où c’est possible. L’industrie des mines et certaines industries manufacturières devraient également connaître une croissance modérée de l’emploi, en raison de la nécessité de contrôler les coûts en main-d’œuvre et d’améliorer la productivité. C’est le cas des industries de fabrication de produits minéraux; caoutchouc, plastique et produits chimiques; et produits alimentaires et boissons.

Enfin, les industries qui devraient afficher la plus faible croissance ou un recul de l’emploi (i.e. en-dessous de 0,5 % annuellement) sont l’extraction de pétrole et de gaz (incluant les activités de soutien); certains services à la consommation (services personnels et ménagers, ainsi que les services d’information, de culture et de loisirs); l’administration publique; les industries de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche; et plusieurs industries manufacturières (automobile; textile; papier; imprimerie). La création d’emplois dans les industries du pétrole et du gaz sera fortement contrainte par la baisse des investissements suite aux sombres perspectives concernant les prix du pétrole à court et moyen terme. Les nombreuses améliorations technologiques et le fait que la capacité de production dans les sables bitumineux augmentera en devenant moins intensive en main-d’œuvre devraient également se traduire par une hausse importante de la productivité et une diminution de la demande de main-d’œuvre. Dans l’administration publique, la création d’emplois sera limitée par des contraintes budgétaires, alors que la nécessité d’améliorer la compétitivité se traduira par une croissance anémique de l’emploi ou par des licenciements additionnels dans les industries de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche, ainsi que dans plusieurs industries du secteur de la fabrication.

Ces deux effets ont eu un impact sur la distribution de la croissance de l'emploi entre les professions fortement et faiblement qualifiées. La figure 3 montre les variations annuelles de l'emploi des professions fortement et faiblement qualifiées au cours des périodes 1995 à 2004, 2005 à 2014 et 2015 à 2024.

Figure 3 : Variations annuelles de l'emploi des professions hautement et faiblement qualifiées, 1995-2024

Ce graphique à barre montre les variations annuelles de l'emploi des professions fortement et faiblement qualifiées pour les périodes 1995 à 2004, 2005 à 2014 et 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Le group de professions fortement qualifiées comprend la gestion et les niveaux de compétence A et B
Le group de professions faiblement qualifiées comprend les niveaux de compétence C et D

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2015 du SPPC

Version texte de la Figure 3 : Variations annuelles de l'emploi des professions hautement et faiblement qualifiées, 1995-2024

Environ 70 % des nouveaux emplois projetés au cours des dix prochaines années devraient être dans les professions hautement qualifiées.  En comparaison, ces professions représentaient approximativement 91 % de la création d’emplois totale lors de la décennie précédente, mais cette forte proportion était principalement due à la récession qui a affecté plus durement les professions plus faiblement qualifiées. Néanmoins, cette tendance pour les années à venir est le prolongement de ce qui a été observée au cours des vingt dernières années, c’est-à-dire des changements dans la structure de l’économie canadienne qui est davantage axée sur le savoir. À titre indicatif, les professions hautement qualifiées représentaient 61,5 % de l’emploi total en 2014.

Malgré la domination des professions hautement qualifiées dans la création d’emplois, la demande pour les professions nécessitant des compétences moins élevées devrait aussi continuer de croître. La demande anticipée dans les secteurs de la santé, de l’extraction minière et gazière, des services d’hébergement et de restauration ainsi que la reprise attendue dans certaines industries manufacturières, lesquelles ont connu des moments plutôt difficiles au cours des dernières années, stimuleront la croissance de l’emploi dans les professions plus faiblement qualifiées principalement concentrées dans ces industries.

La forte croissance d'emploi dans les professions fortement qualifiées est principalement prévu en raison de la forte croissance dans celles qui requièrent généralement des études universitaires. La figure 4 montre la répartition de la demande d'expansion par niveau de compétence au cours de la période 2015 à 2024.

Au cours de la prochaine décennie, la plus importante part des possibilités d’emploi découlant de la croissance économique se trouvera parmi les professions exigeant généralement des études collégiales ou une formation d’apprenti (niveau de compétence B) en raison, principalement, de la taille de l’emploi dans ce niveau de compétence. Toutefois, les professions exigeant généralement des études universitaires (niveau de compétence A) auront une croissance de l’emploi plus rapide que les autres niveaux de compétence. Cette forte croissance découle principalement des très bonnes perspectives dans les professions reliées au secteur de la santé et au secteur des technologies de l’information.

Figure 4 : Répartition de la demande d'expansion par niveau de compétence, 2015-2024

Ce graphique à barre montre la répartition de la demande d'expansion par niveau de compétence pour la période 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Version texte de la Figure 4 : Répartition de la demande d'expansion par niveau de compétence, 2015-2024

En 2014, la part la plus importante de l’emploi se trouvait dans les professions qui nécessitent habituellement une formation collégiale ou un programme d’apprentissage (niveau de compétence B), suivi de celles qui nécessitent habituellement une formation secondaire ou une formation spécifique à la profession (niveau de compétence C). Les professions qui requièrent habituellement une formation universitaire (niveau de compétence A), une formation en cours d’emploi (niveau de compétence D) et les professions de la gestion sont classées respectivement troisièmes, quatrièmes et cinquièmes en terme de part d’emploi. Ceci peut être observé dans le tableau 1 qui présente la répartition et de la croissance projetée de l'emploi par niveau de compétence au cours de la période 2015 à 2024.

Tableau 1 : Répartition de l'emploi et de la croissance projetée de l'emploi par niveau de compétence, 2015-2024
  Profession de la gestion Niveau de compétence A (études universitaires) Niveau de compétence B (études collégiales) Niveau de compétence C (études secondaires) Niveau de compétence D (formation en cours d'emploi)
Emploi(TCAM*) 0,4 1,3 0,8 0,6 0,7
2014 Employment Distribution 9,1 % 19,0 % 33,3 % 27,5 % 11,0 %

*TCAM : Taux de croissance annuelle moyen

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2015 du SPPC

La forte croissance de l'emploi dans les professions fortement qualifiées entrainera une légère augmentation de la part qu’occupent les professions fortement qualifiées dans l’emploi total. Ceci peut être observé dans la figure 5 qui montre la répartition de l'emploi par niveau de compétence pour les périodes 2005 à 2014 et 2015 à 2024. Comme 71 % de tous les nouveaux emplois projetés devraient être dans les professions hautement qualifiées au cours de la période de 2015 à 2024, la proportion de l’emploi total qu’elles représenteront devrait augmenter légèrement. Ainsi, les professions hautement spécialisées, qui comptaient pour 60,3 % de l’emploi total pour la période 2005-2014, devraient représenter 61,9 % de l’emploi total au cours de la période de projection. .

Figure 5 : Répartition de l'emploi par niveau de compétence : 2005-2014 et 2015-2024

Ce graphique à barre montre la répartition de l'emploi par niveau de compétence pour les périodes de 2005 à 2014 et 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2015 du SPPC

Version texte de la Figure 5 : Répartition de l'emploi par niveau de compétence : 2005-2014 et 2015-2024

L’augmentation des besoins en soins de santé et le changement structurel vers une économie davantage axée sur le savoir seront les principales causes de l’augmentation de la demande pour les professions hautement qualifiées. Le tableau 2 énumère les groupes de professions à deux chiffre qui sont projetés avoir une croissance de l'emploi supérieur à 1,2 % et inférieur à 0,4 % respectivement. Le tableau montre, qu'en effet, la croissance de l’emploi devrait être plus rapide parmi le personnel professionnel et technique des soins de santé ainsi que des sciences naturelles et appliquées.

À quelques exceptions près, la croissance pour les professions liées à la gestion devrait se situer dans la moyenne. Cependant, la croissance de l’emploi chez les gestionnaires dans des domaines fortement qualifiés (par exemple les gestionnaires du domaine de la santé, des technologies de l’information ainsi que de l’ingénierie) devrait être plus forte, alors qu’elle devrait être plus faible que la moyenne pour les gestionnaires dans des domaines qui ne requièrent pas un niveau d’éducation élevé (principalement les gestionnaires du secteur de la vente et des services). De plus, l’emploi dans les professions de cadres supérieurs a décliné depuis 2004, reflétant principalement les initiatives de réduction du déficit des différents paliers de gouvernement et la crise financière. Les cadres supérieurs dans les domaines de la finance, communication et autres services aux entreprises ont été les plus affectés. Cette situation devrait progressivement se renverser au cours de la période de projection alors que les mesures d’austérité s’allègeront. Malgré tout, la croissance de l’emploi ne sera que marginale pour ce groupe professionnel.

Par ailleurs, on s’attend à ce que la croissance de l’emploi dans les professions plus faiblement qualifiées des secteurs de l’agriculture, de la foresterie, de l’exploitation forestière, de la chasse, de la pêche et du trappage ainsi que dans certains secteurs de la fabrication tels que ceux du papier, de l’impression, du textile et du vêtement soit faible en raison des perspectives économiques mitigées dans ces secteurs.

Finalement, les professions liées au travail de bureau et ceux de commis devraient croître à un rythme plus lent que la moyenne de l’ensemble des professions. Ceci est principalement dû aux constantes innovations technologiques qui révolutionnent le travail de secrétariat, menant à la spécialisation des tâches administratives de ces travailleurs.

Tableau 2 : Groupes de professions à deux chiffres ventilés par taux de croissance projeté, 2015-2024
(croissance annuel moyenne)
Croissance supérieure à 1,2 % Croissance inférieure à 0,4 %
Personnel professionnel en gestion des affaires et en finance Cadres supérieurs/cadres supérieures
Personnel professionnel des sciences naturelles et appliquées Cadres intermédiaires dans le commerce de détail, de gros et des services à la clientèle
Personnel professionnel en soins infirmiers Personnel de soutien de bureau
Personnel professionnel des soins de santé (sauf soins infirmiers) Personnel de coordination de la distribution, du suivi et des horaires
Personnel technique des soins de santé Superviseurs/superviseures et métiers techniques dans les ressources naturelles, l'agriculture et la production connexe
Personnel de soutien des services de santé Personnel en ressources naturelles, en agriculture et en production connexe
Personnel paraprofessionnel des services juridiques, sociaux, communautaires et de l'enseignement Opérateurs/opératrices de machinerie reliée à la transformation et à la fabrication et autre personnel assimilé

Note : Growth rate for total employment is 0.8%.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Au niveau le plus détaillé des professions (les regroupements à 4 chiffres de la CNP), le tableau 3 montre les 10 professions qui devraient connaître les croissances de l'emploi les plus rapides au cours de la période de projection. Ce tableau montre que quatre des dix professions pour lesquelles la croissance attendue de l’emploi est la plus rapide se trouvent dans le secteur de la santé (CNP 3111, 3112, 3011 et 3142). Ces résultats reflètent les conséquences du vieillissement de la population, lequel accroît la demande de professionnels de la santé et de travailleurs dans les professions se rattachant à ce secteur. Quatre autres professions (CNP 2172, 0213, 2171 et 2147) sont liées au secteur des technologies de l’information, reflétant les bonnes perspectives de croissances anticipées pour ce secteur en pleine croissance.

La croissance de l’emploi des chefs (CNP 6321) devrait être au-dessus de la moyenne de l’ensemble des professions, étant donné que cette profession bénéficiera des perspectives économiques favorables dans le secteur de l’hébergement et de la restauration. Le tourisme devrait demeurer fort, alors que les hausses de revenues des ménages et le tourisme international devraient grandement favoriser la création d’emploi dans cette profession.

Finalement, les besoins grandissants dans le secteur des services sociaux stimuleront la demande de travailleurs/travailleuses des services sociaux et communautaires (CNP 4212).

Tableau 3 : Les 10 professions qui devraient connaître les croissances de l'emploi les plus rapides, 2015-2024
CNP Professions Emploi 2014 Taux de croissance (2015-2024)
3111 Médecins spécialistes 37 900 2,6 %
2172 Analystes de bases de données et administrateurs/administratrices de données 29 600 2,4 %
3112 Omnipraticiens/omnipraticiennes et médecins en médecine familiale. 53 000 2,4 %
6321 Chefs 59 600 2,1 %
0213 Gestionnaires des systèmes informatiques 55 500 2,0 %
3011 Coordonnateurs/coordonnatrices et superviseurs/superviseures des soins infirmiers 20 900 2,0 %
3142 Physiothérapeutes 27 000 2,0 %
2171 Analystes et consultants/consultantes en informatique 17 200 1,9 %
2147 Ingénieurs informaticiens/ingénieures informaticiennes (sauf ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel) 2 600 1,9 %
4212 Travailleurs/travailleuses des services sociaux et communautaires 130 900 1,9 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2014.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

D'autre part, certaines professions sont projetées enregistrer une baisse de l'emploi. Le tableau 4 montre les 10 professions qui devraient connaître les déclins d'emploi les plus importants au cours de la période de projection. Elles sont principalement reliées aux secteurs de la fabrication, primaire et de l’administration. En effet, trois des dix professions (CNP 7380, 9432/9433/9435, 9446) pour lesquelles on projette un déclin de l’emploi au cours de la prochaine décennie se trouvent dans le secteur de la transformation, de la fabrication et des services publics, lequel est durement touché par les innovations technologiques et les perspectives de croissance plus faibles. Par exemple, la popularité grandissante de l’imagerie numérique s’est faite au détriment des emplois d’opérateurs/opératrices de presses à imprimer.

Deux de ces dix professions (CNP 8260 et 8440) sont des professions du secteur des pêches. Ces deux professions sont toutefois relativement petites sur le plan de l’emploi. Les moratoires et contingents visant les différentes espèces de poissons ainsi que la hausse de productivité associée à l’utilisation de plus grands bateaux continueront de freiner la croissance de l’emploi dans ces professions au cours de la période de projection.

Deux autres professions (CNP 6621 et 6623) sont des professions faiblement qualifiées associées aux industries de la vente et des services personnels. Ces professions devraient continuer d’être affectées, elles aussi, par les innovations technologiques. Par exemple, l’accroissement du magasinage en ligne a un impact négatif significatif sur la demande de vendeurs/vendeuses.

Le déclin de l’emploi projeté pour les adjoints administratifs/adjointes administratives (CNP 1241) est causé par la hausse continue de l’utilisation de la technologie pour remplacer les tâches routinières, rendant plusieurs de ces postes excédentaires. De plus, la spécialisation des tâches a fait passer certains postes d’adjoint administratif de bureau en postes d’adjoint administratif spécialisé. Dans les faits, les professions reliées au soutien de bureau général devraient aussi avoir une faible croissance anticipée de l’emploi.

Les pertes d’emploi attendues d’électroniciens/électroniciennes d’entretien (biens domestiques et commerciaux – CNP 2242) seront principalement attribuables aux difficultés rencontrées par le secteur de la fabrication de produits informatiques et électroniques. En effet, la baisse continuelle des prix des appareils électroniques depuis plusieurs années incite les consommateurs à remplacer les appareils défectueux plutôt qu’à les faire réparer.

Finalement, la faible croissance d’emploi attendue de directeurs/directrices des services de communications - sauf la radiotélédiffusion (CNP 0130) découlera de la faible demande dans le secteur des services postaux.

Tableau 4 : Les 10 professions qui devraient connaître les déclins d'emploi les plus importants, 2015-2024
CNP Professions Emploi 2014 Taux de croissance (2015-2024)
1241 Adjoints administratifs/adjointes administratives 112 500 -3,0 %
8260* Capitaines de bateaux de pêche et pêcheurs/pêcheuses 11 400 -3,0 %
2242 Électroniciens/électroniciennes d'entretien (biens domestiques et commerciaux) 59 800 -1,5 %
6621 Préposés/préposées de stations-service 15 500 -1,5 %
7380* Personnel de l'imprimerie, autre personnel des métiers et personnel assimilé, n.c.a. 26 300 -1,3 %
9446 Opérateurs/opératrices de machines à coudre industrielles. 16 400 -1,1 %
6623 Autre personnel assimilé des ventes 35 500 -1,0 %
0130* Directeurs/directrices des services de communications (sauf la radiotélédiffusion) 12 200 -0,9 %
9432* Opérateurs/opératrices de machines dans les usines de pâte à papier; Opérateurs/opératrices de machines dans la fabrication et la finition du papier; Opérateurs/opératrices de machines à façonner le papier. 16 600 -0,8 %
9470* Plateless printing equipment operators 18 400 -0,7 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2014.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Les possibilités d'emploi parmi les emplois existants (Demande de remplacement)

La croissance économique ne représente pas la seule source de possibilités d’emploi. La demande de remplacement est l’autre source importante de possibilités d’emploi. Elle se subdivise en trois sources principales:

La figure 6 montre ces trois sources de la demande de remplacement au cours de la période 1995 à 2004, 2005 à 2014 et 2015 à 2024. Cette figure montre en effet que la retraite représente un source de plus en plus importante de la demande de remplacement.

Figure 6 : Sources de la demande de remplacement pour les périodes 1995-2004, 2005-2014 et 2015-2024

Ce graphique à barre montre les sources de la demande de remplacement pour les périodes 1995 à 2004, 2005 à 2014 et 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : L’estimation historique des départs à la retraite se base sur les données administratives longitudinales (DAL). On définit “retraite” comme étant tout retrait complet et permanent du marché du travail.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2015 du SPPC

Version texte de la Figure 6 : Sources de la demande de remplacement pour les périodes 1995-2004, 2005-2014 et 2015-2024 

La croissance dans le nombre de départs à la retraite et le nombre d’emplois étaient semblables avant 2007, mais l’importance des départs à la retraite n’a cessé de s’accentuer depuis ce temps. Ainsi, le taux de départs à la retraite au niveau national (nombre de travailleurs prenant leur retraite sur le nombre de travailleurs en emploi) est passé de 1,3 % en 2006 à 1,8 % en 2014. Ceci peut être vu dans la figure 7 qui montre les taux de départs à la retraite et la croissance indexée des retraites et de l'emploi au cours de la période 1997 à 2024, utilisant l'année 2005 comme année indexée de base (2005=100).

On s’attend à ce que le taux de départs à la retraite continue de croître jusqu’à surpasser la barre des 2,0 % à partir de 2019. Conséquemment, une augmentation rapide du nombre de retraités est anticipée au cours de la période de projection. En fait, le nombre annuel moyen de départs à la retraite devrait passer de 266 000 au cours de la période 2005-2014 à 374 000 pour la période de projection. Au-delà de 2024, le nombre de départs à la retraite devrait être encore plus considérable.

Ainsi, les départs à la retraite seront non seulement la principale source de possibilités d’emploi, mais son importance deviendra de plus en plus grande au cours de la période de projection.

Figure 7 : Taux de départs à la retraite et croissance indexée des retraites et de l’emploi (2005=100), 1997-2024

Ce graphique montre le taux de départs à la retraite national annuel et la croissance indexé du taux de retraite et de l'emploi (année de base, 2005 = 100) pour la période 1997 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : L’estimation historique des départs à la retraite se base sur les données administratives longitudinales (DAL). On définit “retraite” comme étant tout retrait complet et permanent du marché du travail.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2015 du SPPC

Version texte de la Figure 7 : Taux de départs à la retraite et croissance indexée des retraites et de l’emploi (2005=100), 1997-2024

Le nombre de départs à la retraite et le taux de retraite au niveau national continueront d’augmenter au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population canadienne. Ceci peut être vu dans la figure 8 qui montre la part de la population âgée de 50 ans et plus leur taux de retraite au cours de la période 1990 à 2024.

Au fur et à mesure que les membres de la génération du baby-boom atteignent l’âge de la retraite, la proportion de la population âgée de 50 ans et plus devrait continuer d’augmenter. De plus, la tendance à la hausse dans le taux de retraite de ces travailleurs devrait se maintenir, passant d’une moyenne de 5,4 % entre 2005 et 2014 à une moyenne de 6,1 % au cours de la période de projection.

Figure 8 : Part de la population âgée de 50 ans et plus et taux de retraite, 1990-2024

Ce graphique montre la part annuelle de la population agée de 50 ans et plus et le taux de retraite pour la période 1990 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : L’estimation historique des départs à la retraite se base sur les données administratives longitudinales (DAL). On définit “retraite” comme étant tout retrait complet et permanent du marché du travail.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2015 du SPPC

Version texte de la Figure 8 : Part de la population âgée de 50 ans et plus et taux de retraite, 1990-2024

Cependant, les départs à la retraite ne sont pas uniformément distribués parmi l'ensemble des professions. En effet, les professions hautement qualifiées, qui représentaient 62,2 % de l’emploi de 2014, devraient compter pour 64,6 % des possibilités d’emploi découlant des départs à la retraite. La figure 9 et le tableau 5 montrent la projection de la distribution du nombre et du taux des départs à la retraite par niveau de compétence au cours de la période 2015 à 2024.

À l’exception des professions de la gestion et celles ne nécessitant qu’une formation en cours d’emploi (niveau de compétence D), les proportions de départs à la retraite reflètent la distribution relative de l’emploi dans les niveaux de compétence. Ainsi, la majorité des départs à la retraite devraient être dans les niveaux de compétence ayant les plus grandes proportions de l’emploi. Ceci signifie que les plus grand nombre de départs à la retraite seront dans les professions nécessitant habituellement des études collégiales ou une formation d’apprenti et celles nécessitant des études secondaires.

Les départs à la retraite généreront un nombre disproportionnellement grand de possibilités d’emploi dans les professions de la gestion étant donné que les travailleurs de ces professions sont généralement plus vieux que dans les autres professions et qu’ils prennent habituellement leur retraite plus tôt dans leur carrière. Inversement, les travailleurs dans les professions ne nécessitant qu’une formation en cours d’emploi sont typiquement plus jeunes que la moyenne des travailleurs dans l’économie et ont tendance à prendre leur retraite à un âge plus avancé, ce qui se traduit par un plus petit nombre de départs à la retraite.

Ainsi, les taux de retraite anticipés devraient être les plus élevés pour les professions de la gestion et les plus bas pour les professions ne nécessitant qu’une formation en cours d’emploi (niveau de compétence D).

Figure 9 : Répartition des départs à la retraite par niveau de compétence, 2015-2024

Ce graphique à barre montre la répartition des départs à la retraite par niveau de compétence pour la période 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Version texte de la Figure 9 : Répartition des départs à la retraite par niveau de compétence, 2015-2024

Tableau 5 : Les départs à la retraite et les taux de retraite projetés par niveau de compétence, 2015-2024
  Professions de la gestion Niveau de compétence A (études universitaires) Niveau de compétence B (études collégiales) Niveau de compétence C (études secondaires) Niveau de compétence D (formation en cours d'emploi)
Taux de retraite annuelle 3,1 % 1,9 % 1,9 % 2,0 % 1,5 %
Départs à la retraite 507 700 696 000 1 210 600 1 009 400 311 900

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Malgré tout, la répartition des départs à la retraite par niveau de compétence au cours de la période de projection devrait demeurer relativement stable par rapport à celle de la dernière décennie. Ceci peut être vu dans la figure 10 qui présente la distribution des départs à la retraite par niveaux de compétence pour les périodes 2005 à 2014 et 2015 à 2024.

Figure 10 : Répartition des départs à la retraite par niveaux de compétence, 2005-2014 et 2015-2024

Ce graphique à barre montre la répartition des départs à la retraite par niveau de compétence pour les périodes 2005 à 2014 et 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : L’estimation historique des départs à la retraite se base sur les données administratives longitudinales (DAL). On définit “retraite” comme étant tout retrait complet et permanent du marché du travail.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2015 du SPPC

Version texte de la Figure 10 : Répartition des départs à la retraite par niveaux de compétence, 2005-2014 et 2015-2024

Similairement au niveau le plus détaillé des professions (les regroupements à 4 chiffres de la CNP), les professions qui enregistreront les plus grands nombres de départs à la retraite seront généralement celles employant le plus grand nombre de travailleurs. Le tableau 6 montre les 10 professions qui auront le plus grand nombre des départs à la retraite au cours de la période 2015 à 2024. En fait, sept de ces professions ont des taux de départs à la retraite similaires à la moyenne nationale. Seules les professions de la gestion (CNP 0621 et 0820) auront des taux de départs à la retraite supérieurs à la moyenne nationale. À l’opposé, on anticipe que les vendeurs/vendeuses – commerce de détail (CNP 6421) auront un taux de départs à la retraite inférieur à celui de l’ensemble des professions.

Tableau 6 : Les 10 professions qui auront le plus grand nombre des départ à la retraite, 2015-2024
CNP Professions Total des départs à la retraite Taux de retraite
0621 Directeurs/directrices - commerce de détail et de gros 94 600 3,3 %
7511 Conducteurs/conductrices de camions de transport 82 000 2,4 %
6421 Vendeurs/vendeuses - commerce de détail 81 700 1,5 %
3012 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées 66 700 2,0 %
1221 Agents/agentes d'administration 62 800 2,4 %
3413* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires; Autre personnel de soutien des services de santé 61 800 2,0 %
6731 Préposés/préposées à l'entretien ménager et au nettoyage - travaux légers 57 700 2,4 %
4032 Enseignants/enseignantes aux niveaux primaire et préscolaire 56 500 1,9 %
0820* Gestionnaires en agriculture, horticulture et en aquaculture 55 600 3,3 %
6733 Concierges et surintendants/surintendantes d'immeubles 49 300 2,4 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2014.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Cependant, les pressions causées par les départs à la retraite se mesure également avec le taux de retraite, représentant la proportion du nombre de départs à la retraite par le niveau d'emploi dans chaque profession. Le tableau 7 montre les 10 professions ayant les taux de retraite projetés les plus élevés au cours de la période de projection. Les professions qui subiront les plus fortes pressions liées aux retraites (étant donné leur taux de retraite) se concentrent dans le secteur de la gestion et du personnel de secrétariat, ce qui reflète une main-d’œuvre plus âgée. Six des dix professions qui feront face aux plus fortes pressions sont dans des professions de la gestion, où les travailleurs sont généralement plus âgés et prennent habituellement leur retraite plus tôt dans leur carrière.

Tableau 7 : Les 10 professions ayant les taux de retraite projetés les plus élevés, 2015-2024
CNP Professions Total des départs à la retraite Taux de retraite
9446 Opérateurs/opératrices de machines à coudre industrielles 7 900 5,4 %
8260* Capitaines de bateaux de pêche et pêcheurs/pêcheuses 4 600 4,9 %
0430* Directeurs/directrices des services de la protection du public 2 100 4,7 %
0010* Membres des corps législatifs et cadres supérieurs/cadres supérieures 26 000 4,5 %
1243 Adjoints administratifs médicaux/adjointes administratives médicales 15 600 4,1 %
0421 Administrateurs/administratrices - enseignement postsecondaire et formation professionnelle 3 700 4,0 %
0422 Directeurs/directrices d'école et administrateurs/administratrices de programmes d'enseignement aux niveaux primaire et secondaire 11 400 4,0 %
0423 Directeurs/directrices des services sociaux, communautaires et correctionnels 13 800 4,0 %
0311 Directeurs/directrices des soins de santé 12 600 3,9 %
1241 Adjoints administratifs/adjointes administratives 37 200 3,9 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2014.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

D'autre part, le tableau 8 montre les 10 professions ayant les taux de retraite projetés les plus bas pour la période 2015 à 2024. La moitié des professions dont les projections de taux de retraite sont les plus bas (par rapport à leur niveau d’emploi) seront dans les secteurs de la vente et des services, lesquels emploient une main-d'œuvre généralement plus jeune. L’autre moitié de cette liste sont des professions du secteur des arts, de la culture, des sports et des loisirs, un secteur qui emploi également une main-d'œuvre généralement plus jeune.

Tableau 8 : les 10 professions ayant les taux de retraite projetés les plus bas, 2015-2024
CNP Professions Total des départs à la retraite Taux de retraite
5250* Athlètes, entraîneurs/entraîneuses, arbitres et personnel assimilé des sports et des loisirs 5 400 0,4 %
6511 Maîtres d'hôtel et hôtes/hôtesses 3 000 0,5 %
6513 Serveurs/serveuses d'aliments et de boissons 11 500 0,5 %
6512 Barmans/barmaids 1 900 0,5 %
5221 Photographes 1 700 0,8 %
5222* Cadreurs/cadreuses de films et cadreurs/cadreuses vidéo; Techniciens/techniciennes en graphisme; Techniciens/techniciennes en radiotélédiffusion; Techniciens/techniciennes en enregistrement audio et vidéo; Autre personnel technique et personnel de coordination du cinéma, de la radiotélédiffusion et des arts de la scène; Personnel de soutien du cinéma, de la radiotélédiffusion, de la photographie et des arts de la scène 2 700 0,8 %
5241 Designers graphiques et illustrateurs/illustratrices 6 400 0,8 %
6711 Serveurs/serveuses au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé 30 800 0,8 %
5243* Ensembliers/ensemblières de théâtre, dessinateurs/dessinatrices de mode, concepteurs/conceptrices d'expositions et autres concepteurs/conceptrices artistiques; Artisans/artisanes; Patronniers/patronnières de produits textiles et d'articles en cuir et en fourrure 1 900 0,8 %
6611 Caissiers/caissières 34 300 0,9 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2014.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Possibilités d'emploi totales

La figure 11 montre l'ensemble des nouvelles possibilités d'emploi découlant des demandes d'expansion et de remplacement au cours des périodes 1995 à 2004, 2005 à 2014 et 2015 à 2024. Cette figure montre que la demande de remplacement devrait représenter près des trois quarts de touts les possibilités d’emploi projetées au cours de la prochaine décennie.

Pour la période 2015-2024, les projections montrent un total de 5,95 millions de possibilités d’emploi (provenant soit de la demande d’expansion ou de la demande de remplacement). Environ 1,4 million de nouveaux postes seront le résultat de la croissance de l’activité économique (croissance de l’emploi), alors que 4,5 millions de possibilités d’emploi auront besoin d’être comblées en raison de la demande de remplacement (les départs à la retraite seront responsables de 3,7 millions des 4,5 millions de ces postes à combler).

Conséquemment, la demande de remplacement (provenant principalement des départs à la retraite) représentera donc en moyenne près de 76 % de toutes les possibilités d’emploi au cours de la période 2015-2024. Lors des deux dernières décennies, la demande de remplacement a généré environ 55 % de toutes les possibilités d’emploi.

Figure 11 : Les nouvelles possibilités d'emploi découlant des demandes d'expansion et de remplacement, 1995-2004, 2005-2014 et 2015-2024

Ce graphique à barre montre les nouvelles possibilités d'emploi découlant des demandes d'expansion et de remplacement pour les période 1995 à 2004, 2005 à 2014 et 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2015 du SPPC

Version texte de la Figure 11 : Les nouvelles possibilités d'emploi découlant des demandes d'expansion et de remplacement, 1995-2004, 2005-2014 et 2015-2024

Par niveau de compétence, la figure 12 montre le nombre total de possibilités d'emploi provenant des demandes d'expansion et de remplacement ventilées par niveau de compétence au cours de la période 2015 à 2024. Cette figure montre qu'environ le deux tiers (soit environ 3,95 millions) des possibilités d’emploi seront dans les professions qui exigent généralement une formation postsecondaire (université, collège ou formation d’apprentis) ou dans les professions de la gestion. En fait, 71 % des possibilités d’emploi découlant de la croissance économique proviendront de professions requérant généralement des études postsecondaires ou de la gestion, alors que 64,3 % des possibilités d’emploi provenant de la demande de remplacement proviendront de ce type de professions, pour une moyenne combinée de 65,9 %.

Étant donné que 71 % des nouveaux emplois devraient se trouver parmi les professions hautement qualifiées au cours de la période de 2015 à 2024, la part de l’emploi total que ces professions représentent devrait continuer de croître lors de la prochaine décennie. En effet, la proportion de l’emploi total qu’occupent les professions hautement qualifiées a augmenté de 57,9 % en 2004 à 61,5 % en 2014, et elle devrait atteindre 62,2 % de l’emploi en 2024.

Au cours des dix prochaines années, on projette qu’environ le tiers des possibilités d’emploi (près de 2 millions) devraient se trouver parmi les professions exigeant habituellement un niveau d’études secondaires ou une formation en cours d’emploi.

Figure 12 : Les possibilités d'emploi provenant des demandes d'expansion et de remplacement ventilées par niveau de compétence, 2015-2024

Ce graphique à barre montre les possibilités d’emploi provenant des demandes d’expansion et de remplacement ventilées par niveau de compétence pour la période 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Version texte de la Figure 12 : Les possibilités d'emploi provenant des demandes d'expansion et de remplacement ventilées par niveau de compétence, 2015-2024

Au niveau le plus détaillé des professions (les regroupements à 4 chiffres de la CNP), le tableau 9 montre les 10 professions qui auront le plus grand nombre de possibilités d'emploi au cours de la période 2015 à 2024. Les professions pour lesquelles un grand nombre de possibilités d’emploi est anticipé emploient généralement beaucoup de travailleurs, ce qui signifie que leur besoin de remplacement est plus important. En effet, l’emploi dans ces 10 professions (lesquelles représentent  un peu plus de 3% des professions) représentait 17 % de l’emploi total en 2014. Ces professions se distribuent comme suit :

Tableau 9 : les 10 professions qui auront le plus grand nombre de possibilités d'emploi, 2015-2024
CNP Professions Emploi (2014) Possibilités d'emploi (2014-2025)
3012 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées. 298 100 140 000
7511 Conducteurs/conductrices de camions de transport 317 100 135 600
3413* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires; Autre personnel de soutien des services de santé. 276 200 129 300
6421 Vendeurs/vendeuses - commerce de détail 554 300 117 000
1221 Agents/agentes d'administration 242 100 103 800
4032 Enseignants/enseignantes aux niveaux primaire et préscolaire 285 100 98 500
6731 Préposés/préposées à l'entretien ménager et au nettoyage - travaux légers 231 100 91 500
0621 Directeurs/directrices - commerce de détail et de gros 300 000 90 700
4214 Éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/aides-éducatrices de la petite enfance 235 800 88 800
6411 Représentants/représentantes des ventes et des comptes - commerce de gros (non-technique) 252 100 84 900

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2014.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Pour évaluer la taille de la demande dans chacune des professions, le ratio du nombre de possibilités d’emploi (demande) sur l’emploi de 2014 a été utilisé. Le tableau 10 montre les 10 professions avec les ratios de possibilités d'emploi les plus élevés au cours de la période 2015 à 2024. Selon cet indicateur, neuf des dix professions avec les plus hauts ratios de possibilités d’emploi sur l’emploi seront dans des professions de la gestion et du secteur de la santé. Ces résultats ne sont pas surprenants étant donné que ces professions devraient connaître de fortes croissances de l’emploi (demande d’expansion) et/ou figurent parmi les professions ayant la main-d’œuvre la plus âgée et l’âge de retraite le plus bas (demande de remplacement).

Tableau 10 : Les 10 professions avec les ratios de possibilités d'emploi les plus élevés, 2015-2024
CNP Professions Emploi (2014) Possibilités d'emploi(2015-2024) par rapport à l'emploi de 2014
0311 Directeurs/directrices des soins de santé 29, 00 66 %
0430* Directeurs/directrices des services de la protection du public 4 100 65 %
0421 Administrateurs/administratrices - enseignement postsecondaire et formation professionnelle 8 700 62 %
0423 Directeurs/directrices des services sociaux, communautaires et correctionnels 32 800 59 %
3111 Médecins spécialistes 37 900 57 %
2261* Vérificateurs/vérificatrices et essayeurs/essayeuses des essais non destructifs; Inspecteurs/inspectrices d'ingénierie et officiers/officières de réglementation; Inspecteurs/inspectrices de la santé publique, de l'environnement et de l'hygiène et de la sécurité au travail. 49 000 56 %
0010* Membres des corps législatifs et cadres supérieurs/cadres supérieures 57 000 56 %
0422 Directeurs/directrices d'école et administrateurs/administratrices de programmes d'enseignement aux niveaux primaire et secondaire 27 500 56 %
0213 Gestionnaires des systèmes informatiques 55 500 54 %
3112 Omnipraticiens/omnipraticiennes et médecins en médecine familiale 53 000 53 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2014.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Finalement, le tableau 11 montre les 10 professions avec les ratios de possibilités d’emploi les plus faibles au cours de la période de projection. La majorité de ces professions sont dans le secteur primaire ou celui de la vente et des services. Les pressions occasionnées par les départs à la retraite seront faibles dans ces professions, car les travailleurs y sont généralement plus jeunes. De plus, la croissance de l’emploi pour plusieurs de ces professions devrait être sous la moyenne nationale, voire négative, au cours de la période de projection.

Tableau 11 : Les 10 professions avec les ratios de possibilités d'emploi les plus faibles, 2015-2024
NOC Professions Emploi (2014) Possibilités d'emploi(2015-2024) par rapport à l'emploi de 2014
6621 Préposés/préposées de stations-service 15 500 3 %
8440* Autre personnel de la pêche et personnel du trappage et de la chasse 3 500 6 %
6512 Barmans/barmaids 35 200 7 %
6623 Autre personnel assimilé des ventes 35 500 7 %
1241 Adjoints administratifs/adjointes administratives 112 500 11 %
6521 Conseillers/conseillères en voyages 20 700 13 %
8611* Manoeuvres à la récolte; Manoeuvres de l'aquaculture et de la mariculture; Manoeuvres de l'exploitation forestière 11 500 13 %
8431 Ouvriers/ouvrières agricoles 76 400 13 %
2242 Électroniciens/électroniciennes d'entretien (biens domestiques et commerciaux) 59 800 14 %
5243* Ensembliers/ensemblières de théâtre, dessinateurs/dessinatrices de mode, concepteurs/conceptrices d'expositions et autres concepteurs/conceptrices artistiques; Artisans/artisanes; Patronniers/patronnières de produits textiles et d'articles en cuir et en fourrure. 22 200 14 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2014.

Source : EDSC, Projection 2015 du SPPC.

Date de modification :